Cirques au Québec

Au Québec et partout au Canada, plusieurs cirques se produisent années après années. À cause de leur mauvaise réputation, certains cirques changent de nom alors que leurs administrateurs restent les mêmes. Voici un aperçu de certains cirques qui se sont produits ou qui se produisent encore au Québec.

Cirque Mondo

Cirque Mondo

Il s'agit officiellement d'un nouveau cirque (constitué le 15 octobre 2010) mais, selon le registre des entreprises du Québec, son principal actionnaire est M. Louis Léonard. Ce dernier était l'un des principaux actionnaires du Cirque Estival. Ce changement de nom est probablement attribuable à la mauvaise publicité rattachée au vol de la remorque du Cirque Estival en juin 2010. En effet, la remorque, qui contenait deux dromadaires et un tigre, avait été laissée sans surveillance dans le stationnement d'un motel. Il a fallu trois jours à la police pour retrouver la remorque et les animaux.

Le Cirque Mondo exploite plusieurs animaux : éléphant d'Asie, tigre, lion, chevaux, singes, pantère noire, dromadaires, etc. Ceux-ci, en plus de devoir effectuer des numéros douloureux qui sont contre leur nature, sont confinés dans des cages et des remorques et parcourent plusieurs kilomètres sans répit. Par exemple, en 2012, le cirque a un horaire qui commence le 30 mars au Manitoba et qui se termine le 9 juin en Nouvelle-Écosse. Plus de 3 500 km séparent Winnipeg de Halifax. Imaginez alors toutes les heures stressantes que doivent passer ces animaux, confinés aux remorques.

Voici l'horaire du mois de mai 2012 du Cirque Mondo. En 31 jours, le cirque se produit dans 23 villes québécoises et 8 villes ontariennes, dont plusieurs kilomètres les séparent, et effectue souvent deux représentations par soir. Ce qui fait 58 représentations en un mois seulement! Imaginez tout ce que doivent endurer ces animaux qui n'ont pas la chance de vivre leur vie d'animaux.

Qui plus est, les animaux du cirque Mondo sont loués à un zoo ontarien, le Zoo de Bowmanville, dont le propriétaire est Michael Hackenberger. Bien que le Cirque Mondo loue ces animaux de la fin mars au début juin, on peut très bien imaginer que ces derniers sont loués à d'autres gens tout au long de l'année. Ils sont loués à qui en a besoin, pour différentes occasions : foires, commerciaux télévisés, films, fêtes, etc. Par exemple, Limba, l'éléphant utilisé par le Cirque Mondo, a déjà été expédié à Vancouver pour le tournage d'un commercial puis réexpédié en Ontario tout de suite après. Ces animaux ont donc très peu de répit.

Cirque Estival

Cirque Estival

Ce cirque a volontairement été radié en 2010. Il se produisait depuis quelques années au Canada, principalement au Québec et dans les Maritimes. Son actionnaire était M. Louis Léonard, aujourd'hui actionnaire du Cirque Mondo. Ce cirque louait sensiblement les mêmes animaux que le Cirque Mondo au Zoo de Bowmanville.




Super Cirque

Après 5 ans d'absence, le Super Cirque est de retour au Québec en 2011. Conçu et produit par evenko, ce spectacle a habituellement lieu en décembre. On y présente entre autres des numéros avec des éléphants, dont Bo, surnommé The Million Dollars Elephant. Ces éléphants proviennent du Cirque George Carden International, un cirque américain.

Cirque des Shriners

Cirque des Shriners

Les Shriners américains et canadiens engagent des cirques indépendants et leur donnent le droit d’utiliser la bannière « Cirque des Shriners ». Chaque temple des Shriners a la liberté de louer les services d’un cirque de son choix comme le Jordan World Circus, Tarzan Zerbini Circus, Hawthorn Corporation, Circus Gatti, etc.

Il est à noter que les cirques loués par les Shriners ont déjà failli aux standards minimums imposés par « The Animal Welfare Act » pour les soins ou actes posés à l’égard de leurs animaux. Les Shriners n’assument aucune responsabilité devant « The United States Department of Agriculture » ou autres organismes de contrôle des droits des animaux puisqu’ils disent être seulement locateurs et non propriétaires de ces animaux.

La publicité faite autour de ces spectacles de cirque laisse croire au consommateur qu’il fait une bonne action et qu’une partie des profits seront pour le bien-être des enfants. Dans une lettre envoyée à Madame Lindsay Scully du « The Council of Representatives », l’hôpital des Shriners mentionne très clairement qu’il ne reçoit pas un sou des recettes du cirque et que c’est la Fraternité des Shriners qui encaisse les profits. La Fraternité des Shriners paient leurs frais d’administration avec ces argents. Les gens doivent faire un don directement à l’hôpital pour que l’argent soit utilisé pour les enfants. Le 10 mars 2003, dans une entrevue accordée au Edmonton Sun, un membre des Shriners a admis que des déclarations faites par d’autres membres des Shriners laissaient croire que l’argent était utilisé pour les enfants et que ces déclarations induisaient le public en erreur car la réalité est que les fonds servent à financer les frais d’administration comme les frais de déplacement et frais de relations sociales du Temple.

Sur le billet d’admission au cirque, il est spécifié que les fonds sont remis à la fraternité des Shriners.

On peut voir ci-joint la lettre de l’hôpital des Shriners. Sur le lien suivant, on retrouve la fiche des incidents et violations de la loi « The Animal Welfare Act » du cirque Tarzan Zerbini. Ce cirque est engagé depuis quelques années par les Shriners pour les représentations de Sherbrooke.