Violence : Un régime de terreur

Les animaux de cirque ne performent pas parce qu’ils le veulent; ils performent parce qu’ils sont effrayés s’ils ne le font pas.

Des rapports d’inspection du USDA (United States Department of Agriculture), des vidéos et des témoignages d’entraîneurs et d’employés de cirques révèlent que les entraîneurs utilisent la force et des méthodes abusives d’entraînement en arrière-scène.

Voici des exemples explicites de mauvais traitements infligés aux animaux de cirque.

Hawthorn Corporation

La Hawthorn Corporation a fourni, pendant les années 1980, 1990 et jusqu’en 2003, les éléphants et les tigres aux cirques qui travaillent pour les Shriners, malgré son lourd passé de violence. En 2004 et en 2005, elle a été dans l’obligation de remettre 16 de ses éléphants à la suite des charges répétitives de cruauté retenues contre cette compagnie. Voici quelques faits relatant les violations à la loi « Animal Welfare Act » :

Ce n’est qu’un bref aperçu du dossier de la compagnie car, depuis sa constitution, il y a eu une multitude de charges retenues pour violation à la loi « Animal Welfare Act ». Il est possible d’obtenir l’intégralité des violations de la loi sur le site du USDA (United States Department of Agriculture).

Histoire de Lota

Lota, enchaînée et amaigrie On ne peut taire l’histoire de Lota. Cette éléphante, appartenant à la Hawthorn Corporation, souffrait de tuberculose, comme plusieurs de leurs éléphants selon les rapports du USDA. Son état était si pitoyable que multiples représentations auprès de John Cuneo ont été faites pour qu’il accepte de la laisser partir dans un refuge. Son refus a duré plusieurs années, ce qui a causé la perte de Lota. En novembre 2004, il accepte de la laisser partir, mais il ne lui reste plus longtemps à vivre. Elle décède 2 mois plus tard au Sanctuaire pour éléphants du Tennessee. Lota a été enchaînée pendant toute sa vie et pesait 4 000 livres de moins que son poids normal à son décès.

Histoire de Tyke

Il a fallu l’exécution publique de l’éléphant Tyke pour que l’USDA (United States Department of Agriculture) entame des actions contre John Cuneo.

Le 20 août 1994, à Honolulu (Hawaii) Tyke, un éléphant loué par la Hawthorn Corporation au Circus International pour une représentation du cirque des Shriners, a tué immédiatement avant sa représentation son entraîneur et a ensuite attaqué un employé du cirque devant les spectateurs affolés. Tyke s’est enfui et a été rattrapé par les policiers, qui l’ont abattu de 88 projectiles. C’est le deuxième accident impliquant des éléphants dans une même semaine pour ce cirque.

Tyke

Cette tragédie s’est produite parce que des violences répétitives ont été faites à cet éléphant. En juin 1988, un officier a reporté qu’il avait été témoin qu’un soigneur a battu Tyke si violemment en public qu’on pouvait entendre l’éléphant se lamenter et se pencher sur trois pattes pour tenter d’éviter les coups. Aucune action de la part de l’USDA n’a été faite. Le 21 avril 1993, alors qu’il performait pour le cirque des Shriners, Tyke a chargé dans l’entrée d’un aréna, causant la panique parmi les 3 000 enfants présents. L’éléphant pourchassait son entraîneur et John Cuneo et a ensuite atteint un balcon où étaient assis des spectateurs. Une petite fille a été blessée. Encore une fois, l’USDA n’a pas entrepris d’action contre le cirque.

Sur cette vidéo, on peut visionner l’accident du 20 août 1994. Sur ces images, on peut y voir la colère et la frustration accumulées au cours des années d’un éléphant de cirque. Ces animaux si pacifiques explosent de rage et attaquent la source de leur malheur. Le message de Tyke est clair : les éléphants, tigres, lions, etc. ne sont pas faits pour vivre comme des esclaves de cirque, être battus et accomplir des trucs plus imbéciles les uns que les autres.



L'entraîneur Tim Frisco

Lorsque des organismes de protection des animaux veulent dénoncer la violence faite aux animaux de cirque, le seul moyen est de s’infiltrer et de filmer à l’insu des gens. C'est ainsi qu'on peut voir dans la présente vidéo, filmée en 2002, Tim Frisco, un directeur d’un des cirques les plus importants de l’Amérique du Nord, soit Carson & Barnes Circus. Il mentionne à un apprenti entraîneur que, lorsqu’il doit battre un éléphant, il doit se cacher pour ne pas être vu du public. La punition de l’éléphant ne doit jamais se faire devant le public. Voici donc un résumé de la conversation entre Tim Frisco et son apprenti, qui a été filmé à leur insu :

Tim Frisco

Tim Frisco, du cirque Carson & Barnes, directeur des entraîneurs, était aussi l’entraîneur de Janet. Le 1er février 1992, cette éléphante est devenue très en colère et agressive au moment même où il y avait des enfants sur son dos. Elle s’est enfuie avec les enfants sur son dos. Plus de 12 personnes ont été blessées. Dans sa colère, elle a également projeté un policier au sol et attaqué plusieurs voitures.

Sur le site Internet du cirque Carson & Barnes, tout semble extraordinaire. On y mentionne que le cirque est pour la préservation des animaux. Pourtant, après avoir visionné la vidéo de Tim Frisco, l'on est en droit de se questionner sur leur notion de préservation des animaux.

Voici des faits qui expliquent bien le régime de terreur infligé à ses animaux :

Beaucoup d’éléphants dans les cirques sont capturés à l’état sauvage. Pour les « casser », on les met sur les genoux, on les immobilise en les enchaînant aux quatre pattes et on leur montre qui est le patron en les battant jour après jour pendant un mois. Les éléphants nés en captivité ont un traitement similaire.

En février 1999, un inspecteur du USDA (United States Department of Agriculture) a trouvé des brûlures, des plaies à vif, des cicatrices sur les pattes de deux bébés éléphants du cirque Ringling Bros Circus. Les bébés avaient été attachés avec des cordes et isolés de leurs mères pour commencer leur entraînement de cirque. L’inspecteur a conclu dans son rapport que le cirque causait des traumatismes, du stress, des dommages physiques et de la souffrance inutile à leurs animaux, ce qui contrevient à la loi « The Animal Welfare Act ».

Sur la prochaine vidéo, on peut visionner plusieurs faits troublants, dont les gestes ont été posés par le Ringling Bros and Barnum & Bailey Circus. Ce cirque est l'un des cirques les plus importants aux États-Unis. En premier lieu, on peut voir la naissance de Ricardo. Pendant la durée de son accouchement, l’éléphante est enchaînée et incapable de bouger. Un entraîneur n’hésite pas à utiliser son « bullhook ». Le petit Ricardo tombe directement sur le ciment et sera immédiatement éloigné de sa mère, malgré les efforts de celle-ci pour toucher son bébé. Ricardo mourra quelques mois plus tard lorsqu’il tombe d’un estrade lors de son entraînement. Par la suite, on peut voir bébé Benjamin, qui est mort noyé alors qu’il tentait d’échapper au bullhook de son entraîneur. On peut voir également les blessures citées ci-haut aux bébés Angelica et Doc. Angelica est une éléphante qui subit beaucoup de violence présentement. On peut voir sur ce vidéo un entraîneur qui la frappe aux pattes de façon gratuite alors que celle-ci est enchaînée.

Depuis 10 ans, ce cirque compte plusieurs décès de bébés. Kenny, un bébé de 2 ans et qui était visiblement très malade; le cirque a omis de lui fournir les soins vétérinaires nécessaires à sa condition. Le cirque l’a obligé à performer 3 fois dans la même journée même si Kenny perdait du sang par le rectum. Il est décédé quelques heures plus tard.

Un autre cas de violence a été filmé par un spectateur. Mickey, un bébé éléphant du King Royal’s Circus performant en septembre 1994, a refusé d’effectuer un truc. Son entraîneur l’a discipliné devant l’audience ébahi en frappant l’animal à multiples reprises avec un « bullhook » pendant que le bébé éléphant criait de douleur. Le spectateur qui a filmé a raconté à la police que le bébé éléphant s’est seulement retourné, refusant de faire le truc et qu’immédiatement l’entraîneur l’a frappé avec le « bullhook » et qu’on pouvait apercevoir du sang couler de ses blessures.

En février 2000, le Clyde Beatty-Cole Bros. Circus a payé 10 000 $ US d’amende après qu’un inspecteur ait trouvé des cicatrices causées par un « bullhook ». Les animaux avaient des blessures au menton, dans le cou, aux oreilles, à la queue, aux jambes et près des yeux.

En octobre 2002, un soigneur d’éléphantS du Sterling & Reid Bros Circus a été trouvé coupable de 3 chefs d’accusation de cruauté envers les animaux. Les témoins avaient mentionné à la cour que le soigneur avait frappé à plusieurs reprises avec un « bullhook », causant à l’animal des blessures qui saignaient, et ce, pendant que le cirque performait dans la ville de Norfolk, en Virginie.

Même le cirque Tarzan Zerbini, engagé par les Shriners pour les représentations de Sherbrooke, aurait eu des éléphants victimes de violence. Le 24 avril 1999, alors que la troupe se trouvait au Duluth au Minnesota, un employé âgé de 27 ans, qui était en état d’ébriété, a été hospitalisé. Il a été grièvement blessé, après avoir été attaqué par un éléphant qui s’était libéré de ses chaînes. Un autre entraîneur d’éléphantS a avoué que l’éléphant s’était fait battre par un autre entraîneur en état d’ébriété et qu’elle avait peur des gens sous l’influence de l’alcool.

Ce n’est malheureusement que quelques exemples d’une longue liste des violations à la Loi « The Animal Welfare Act » faites par les cirques.

Blessure causée par un bullhook

Joyce se mourrant de tuberculose qui a travaillé jusqu'à sa mort.


Éléphant de 3 ans qui se fait casser pour son entraînement comme éléphant de cirque.

Bébé éléphant qui commence sa vie d'artiste.

Célèbre entraîneur qui n'hésite pas à frapper même en public.






ARTICLE DE JOURNAL RELATANT L’ENQUÊTE SUR L’ACCIDENT IMPLIQUANT LE CIRQUE TARZAN ZERBINI

Duluth News Tribune
Duluth News-Tribune (MN)Duluth News-Tribune (MN)
April 29, 1999
SHRINE CIRCUS WORKER SUFFERS INJURIES
Author: Chris Hamilton/News-Tribune staff writer
Edition: FINAL
Section: LOCAL & STATE NEWS
Page: 01B
Estimated printed pages: 3
Article Text:

A 27-year-old circus worker was hospitalized after an elephant seriously injured him at the Duluth Entertainment Convention Center.

Lawrence D. Verokosky, of Saskatchewan, Canada, apparently was injured by an elephant early Saturday morning, according to Duluth Police.

Verokosky, an animal handler, is employed by Circus Maximus or the Tarzan Zerbini International Circus of Joplin, Mo., which presented the annual Aad Temple Shrine Circus last weekend.

Verokosky was taken to St. Luke's Hospital and Regional Trauma Center where he was treated for injuries to his left leg, pelvis and the left side of his face. Listed in serious condition on Saturday, he was upgraded to stable condition by Tuesday. Verokosky left the hospital Wednesday and traveled home by bus to later join the circus in Canada.

How Verokosky was injured isn't clear. There were no witnesses and he declined to comment on the incident.

On Saturday morning, Verokosky told a trainer that an elephant caused the injuries. The following day, Verokosky told the Shrine Circus' local director, Dudley S. Elliot, he fell headfirst near the animals and doesn't remember what happened.

Circus owner, Tarzan Zerbini, did not return repeated phone calls Wednesday.

Dan Russell, the DECC's executive director, said he's heard two or three versions of what may have happened.

A chest-high fence surrounded the six female elephants in the hallway between Paulucci Hall and the arena. Each elephant was secured with a heavy cloth cuff to their front and rear ankles. A chain was attached to the front cuff while a cable hooked to the rear.

Verokosky was found injured sometime before 5:30 a.m. Saturday by elephant trainer Mike Donoho. Verokosky had either walked or crawled to Donoho's trailer before pounding on the door, said Duluth Police Officer Gayle Holton, who investigated the incident.

One of the elephants had broken free of a rear shackle, Holton said. A 50-foot blood trail led from the Verokosky to that elephant, he said.

Elliot, who's also vice president for the Shrine Circus Association of North America, said Verokosky told him he tripped over one of the cables and couldn't remember what happened after that.

Verokosky wouldn't comment Tuesday on the incident except to say, “I don't want it in the paper.”

In the police report, Donoho said Verokosky answered “yes” when he asked if an elephant caused the injuries. But Verokosky refused to elaborate, the trainer told Holton.

Holton said the Gold Cross Ambulance crew at the scene observed Verokosky smelled of alcohol. He did not interview Verokosky.

Another elephant trainer with the circus told the investigating officer the elephants were “originally trained by drunks and were badly beaten in the past and now the elephants don't like the smell of alcohol on people.”

The trainer told Holton a beating would be a normal reaction from the elephants if Verokosky tried to touch them while smelling of alcohol.

“Kind of like having flashbacks,” Holton said.

Dr. Ralph Farnsworth, a professor who teaches exotic animal medicine at the University of Minnesota-Twin Cities, said “It doesn't sound far-fetched to me.”

He's had experience over the years with both zoo and circus elephants as a veterinarian for Como Zoo in St. Paul. Farnsworth said the animals are perceptive and may have remembered Verokosky adversely as someone who has given -- and may again give -- them a shot.

“Elephants do get people,” he said. “They're not as docile as people think. There are probably more people killed and injured by elephants than any other exotic animal.”

Holton said the trainer told him these elephants had been “saved” from their original trainers and are treated humanely by Circus Maximus.

“Generally, circus people are very careful with their animals,” Farnsworth said. “After all, they are their livelihood.”

In years past, animal rights activists have protested the Aad Temple Shrine Circus as inhumane. This year, Elliot downscaled the animal presence to 10 dogs, two monkeys and the elephants. He said he received some three dozen calls complaining about the lack of animals.

The 60-year-old Shriner, who's been around circuses most his life, said he closely inspects each circus before he brings it to Duluth.

Copyright ©1999 Duluth News-Tribune
Record Number: 9904290208